Concerts et récitals d'Alexandre Boëly en
Alexandre Boëly (1785 – 1858) est issu d’une famille de musicien. Il entra à 11 ans au nouveau conservatoire de Paris en violon avec Guérillot et en piano, ce qui présuppose qu’il débuta avec la grande pianiste Hélène de Montgeroult. Il fut ensuite formé au piano et à la composition par Ignaz Ladurner. Resté très classique dans son esthétique – loin des goûts de l’Empereur et des romantiques -, il est connu des organistes pour sa carrière à l’église Saint Germain-l’Auxerrois. Il y exécute des œuvres de compositeurs inconnus ou peu appréciés du public : Bach (considéré comme une vieille perruque, réputé injouable ou scolaire…), Frescobaldi, Couperin. Il contribua à la formation directement ou indirectement de l’école d’orgue de la génération suivante par l’intermédiaire d’Alkan, Franck, Lefébure-Wely, Saint-Saëns, Ambroise Thomas… qui viennent l’entendre à Saint-Germain l’Auxerrois jouer Bach. Boëly fut un musicien original qui traça son propre sillon, contribua à faire reconnaître Bach et les grands compositeurs organistes…

Les concerts et récitals à venir d'Alexandre Boëly

A propos d'Alexandre Boëly
« Confiné par ses goûts dans la spécialité qu’il s’était créée, M. Boëly ne songeait pas à en sortir lorsque les conseils de quelques amis, en particulier du savant Perne, l’engagèrent à se livrer à la pratique de l’orgue. Tous ses travaux et toutes ses tendances l’avaient préparé à cette nouvelle carrière : aussi n’eut-il aucune peine à y entrer », écrit A. Farrenc en 1858. Sa carrière se précise seulement vers 1826. Il s’initia sérieusement à l’orgue semble-t-il à partir de 1830, date à laquelle il fait installer un clavier de pédale à l’allemande sous son piano personnel, ce qui constitue une grande première en France. Il fera de même en 1840 à sa tribune de Saint-Germain. Il est certain qu’il fréquente avec assiduité la tribune de Saint-Gervais, qui fut celle d’Armand Louis Couperin et tenue par Jean-Nicolas Marrigues qu’Alexandre connaît de longue date. Ceci explique sans doute le style particulier et personnel du compositeur : « n’ayant pu bénéficier d’une formation officielle, Boëly a acquis une solide expérience de l’instrument à tuyaux et de la composition par une étude patiente, curieuse et solitaire».
Les orchestres français après l’Empire, ne disposant pas des effectifs de vents nécessaires à l’interprétation du répertoire de Mozart ou Beethoven, Boëly se spécialise dans l’adaptation pour un second piano de ces pupitres. Dans les concerts organisé par Marie Bigot (1786-1820) qui est une « fervente admiratrice et interprète des concertos de Mozart qu’elle a découvert à Vienne»a pour partenaires Baillot (créateur du Concerto de Beethoven en France), Lamare, Boëly et Auber. C’est souvent lui qui tient cette partie après avoir joué à l’alto d’autres œuvres. On dispose des parties de quatre concertos de Mozart ainsi arrangés pour l’orgue ou l’harmonium : Kv. 450, 459, 467 et 488.
Son goût pour le classicisme et sa prétention à faire de la bonne musique, son manque d’ambition mondaine, l’isolèrent de la scène musicale parisienne qui préférait des œuvres patriotiques ou italiennes, selon le goût de Napoléon, explique le peu de popularité de Boëly. Plus tard, des musiciens comme Cherubini, Rossini, Bellini, mais aussi, Meyerbeer, Paganini, connurent le succès, tandis que Beethoven en France, restait ignoré ou peu apprécié, Boëly lui, proclamait son admiration pour le compositeur de Fidelio !
Les premières sonates opus 1 ou les Trios opus 5 en portent la marque.
Source Wikipedia
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