Les compositeurs joués par la Nouvelle Athènes

La Nouvelle Athènes s’attache à faire entendre des compositeurs trop souvent restés dans l’ombre du grand répertoire romantique. À travers leurs œuvres, retrouvez l’esprit d’une époque où le piano, le chant et la musique de chambre se réinventaient sans cesse, portés par des voix singulières que le temps avait peu à peu fait taire.

A

Jean-Louis Adam

Jean-Louis Adam

ADAM, Jean-Louis, (1758-1848), compositeur, pédagogue et virtuose du piano. Il est le père d’Adolphe Adam. Formé par Jean-Frédéric Edelmann, il est nommé à la tête du Conservatoire de Paris où il y enseigna près de cinquante ans. On compte parmi ses élèves Friedrich Kalkbrenner et Ferdinand Hérold. Il signe une œuvre abondante pour le piano et a conçu quelques méthodes pour cet instrument. Il écrit la méthode de piano du conservatoire de Paris en 1804.
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B

Ludwig van Beethoven

Ludwig van Beethoven

Né le 16 décembre 1770 à Bonn, dans une famille roturière et musicienne de père en fils, Ludwig se signale très tôt par sa virtuosité pianistique. Son père, homme dur et alcoolique, est moins avisé et aimant que Léopold Mozart  : il  ne parvient pas à faire de son fils un nouveau petit prodige. Mais l’enfant est solidement formé, à  la  lumière des œuvres des Bach, et grandit dans un milieu stimulant où circulent les idéaux maçonniques. Organiste à la cour dès 13 ans, Ludwig publie bientôt ses premières pièces. À 19 ans, il est altiste dans l’orchestre du Théâtre de Bonn  : il y  développe sa culture musicale et sa sensibilité littéraire. Bien introduit dans le milieu cultivé, où il donne des leçons et se produit comme virtuose, il saura toujours trouver des mécènes, malgré la difficulté d’exécution déjà singulière de ses compositions. À 22 ans, il est remarqué par Haydn, de passage à Bonn. Celui qu’on appelle le « père de la symphonie » l’invite à se former à Vienne, capitale de l’Empire allemand. Le  protec teur de Beethoven, le comte de Waldstein, convainc le prince-archevêque de Cologne de le laisser partir. Un an à peine après la mort de Mozart, le voici dans la ville la plus musicale d’Europe –avec Paris et Londres. Beethoven travaille beaucoup, étonne Haydn par le caractère impérieux de son inspiration, et se constitue un réseau d’amis parmi les musiciens et les aristocrates mélomanes. Il publie des lieder, des trios, des sonates pour piano.  À 24 ans, il donne son premier concert public au Théâtre de la Cour. Vienne est conquise par ce virtuose qui sait aussi écrire des ouvrages de circonstance et qui s’avère un pédagogue recherché. L’année suivante, une tournée le fait connaître à Prague, Leipzig et Berlin. Alors qu’il aborde les grands genres du  quatuor et de la symphonie, Beethoven ressent les premiers symptômes de la surdité. Il n’a que 27 ans. Soutenu par ses lectures humanistes, il décide de surmonter le mal par l’énergie créatrice, cachant son handicap derrière une virtuosité éblouissante et développant des  relations exigeantes avec les éditeurs musicaux. Il dirige sa Première symphonie en 1800. Deux ans plus tard, gravement malade, il  écrit dans sa petite maison du village de  Heiligenstadt (transformée en musée, aujourd’hui dans le 19e arrondissement de Vienne) un «  testament  » dans lequel il entend se vouer à faire de la  musique la  consolatrice de l’humanité. Remis de cette crise, il continue à diriger la création de ses symphonies, à créer ses concertos. Et  il commence à songer à l’opéra après le succès de  son ballet Les Créatures de Prométhée en 1801. Beethoven choisit un livret d’opéra-comique français, réaliste et conforme aux idéaux des Lumières : Léonore ou  l’Amour conjugal, de Bouilly, a été mis en musique par Gaveaux à Paris en  1798.  Beethoven songe d’ailleurs à orienter sa carrière vers la France où la Révolution accorde à la musique une place nouvelle dans la société. Mais déçu par le sacre de Napoléon en décembre 1804, Beethoven renonce à dédier au « grand homme » la Symphonie héroïque. Il abandonne ensuite tout projet parisien, alors que se forme la troisième coalition européenne contre Napoléon. Le 13 novembre 1805, la Grande Armée entre dans Vienne. Les forces austro-russes se sont repliées, le gouvernement et l’aristocratie – soit une bonne partie du public de Beethoven – ont quitté la ville. Le compositeur habite alors en plein centre, dans la Pasqualatihaus (située Mölker Bastei). Le 20 novembre, douze jours avant la bataille d’Austerlitz, Fidelio est créé comme prévu au Theater an der Wien, mais… devant un public d’officiers français. Trois représentations se succèdent sans succès. Ses amis convainquent Beethoven de réviser cette œuvre à laquelle il tient et dont le sujet le console de ses insatisfactions sentimentales. Deux représentations en mars 1806 ne le satisferont pas davantage. Beethoven écrit de nombreuses autres pièces dont une série de quatuors à  cordes, choisissant avec soin ses dédicataires parmi ses mécènes. En 1806, il ne craint pas de rompre avec l’un d’eux, le prince Lichnowsky : « Ce que vous êtes, vous l’êtes par le hasard de la naissance, ce que je suis, je le suis par moi ! Des princes, il y en a et il y en aura encore des milliers ; il n’y a qu’un Beethoven. » Son intransigeance et sa surdité croissante décuplent ses facultés créatrices dans la 4e symphonie, le 7e  quatuor op. 59, la 5e symphonie, les 4e  et 5e concertos pour piano, l’Ouverture de Coriolan op. 62, la 6e symphonie dite Pastorale. Le  mouvement dramatique et l’expression du sentiment sont désormais au cœur d’une conception globale de la musique, qui transcende les genres. Chaque création, au cours des grands concerts qu’il continue à diriger, est un événement, et une souscription de mécènes viennois le détourne en 1809 d’aller chercher la gloire ailleurs. En 1810 est créée sa musique de scène pour Egmont de Goethe, dont il a déjà composé maints lieder. En 1811 paraît le Trio à l’Archiduc dédié à son protecteur Rodolphe de Habsbourg, dont il attend une charge lucrative. Cherchant un grand projet lyrique, Beethoven rencontre Goethe en 1812, mais il n’obtiendra jamais de livret de lui. Cet été-là, sa renonciation au bonheur conjugal, dont témoigne la «  lettre à l’immortelle bien-aimée », l’enfonce dans une dépression qu’accentuent ses difficultés financières. Les symphonies nos 7 et 8 voient pourtant le jour avec succès. Puis de septembre 1814 à juin 1815, le Congrès de Vienne, consécutif à la chute de Napoléon, attire sur lui l’attention de toute l’Europe. Pièces de circonstances, grands concerts officiels, révision et recréation triomphale de Fidelio au Kärntnertortheater sont alors programmées. Beethoven atteint une immense notoriété. Qu’importe que la surdité lui inspire des œuvres injouables pour ses contemporains – mais stimulantes pour les facteurs de piano-forte ! C’est le cas de sa Sonate op. 106 de 1819 : elle ne sera créée qu’en 1836, par Franz Liszt. Beethoven songe à partir à Londres sur les traces de Haendel et de Haydn, mais il ne concrétisera jamais ce projet. Il s’absorbe plutôt dans l’éducation de son neveu Karl qu’il a recueilli. Ses œuvres des années 1820 sont monumentales : les Variations Diabelli, la Missa Solemnis dédiée à l’archiduc Rodolphe, ses trois dernières sonates pour piano, l’énorme 9e symphonie, d’une radicale nouveauté, dédiée au roi de Prusse. À la création triomphale de celle-ci en 1824, le compositeur n’entend pas les ovations du public. Les derniers quatuors commandés par le prince Galitzine le montrent toujours plus intransigeant à l’égard des exécutants et du public, alors qu’il tente d’organiser l’édition complète de ses œuvres, sur le modèle de Goethe. Mais une pneumonie aggrave rapidement sa santé, délabrée par une cirrhose. Il meurt le 26 mars 1827, à 56 ans, chez lui au 15 de la Schwarzspanierstrasse (maison aujourd’hui disparue), en plein orage. Trois jours plus tard, environ un dixième de la population de Vienne et parmi les plus grands artistes (Czerny, Schuppanzigh, Grillparzer, Schubert…) suivront son cortège funéraire jusqu’au cimetière de Wärhing. En  1888, sa dépouille est transférée avec celle de Schubert au Cimetière central (Zentralfriedhof), non loin des sépultures de Gluck et de Salieri, et du cénotaphe de Mozart.
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Hector Berlioz

Hector Berlioz

Compositeur, chef d’orchestre, théoricien et critique tout à la fois, Berlioz est le plus grand musicien romantique français. Inspiré par Gluck, Weber et surtout Beethoven, il apporte à la musique un vent nouveau par l’ampleur de ses compositions et par la dimension mythique de ses thèmes. Dans de grandes œuvres orchestrales, comme la Symphonie Fantastique, aussi bien que dans ses opéras ou dans des compositions plus intimes, il parvient à exprimer les passions et les emportements du cœur, puisant dans sa propre vie l’inspiration de ses plus grands chefs-d'œuvre. Mais Berlioz n’est pas qu’un compositeur génial : avec son Grand Traité d’instrumentation et d’orchestration modernes, il renouvelle aussi la composition de l’orchestre, en apportant une extrême attention au langage de chaque instrument, à sa respiration particulière à l’intérieur de l’ensemble, et au rôle du chef d’orchestre. Critique truculent, librettiste inspiré, il est également l’auteur de Mémoires où l’idéal le dispute à un humour vif et distancié.
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Luigi Boccherini

Luigi Boccherini

Originaire de Lucques, Boccherini grandit dans une famille de musiciens. Après quelques leçons reçues de son père, il est confié à l’abbé Vanucci au séminaire de la cathédrale, et se montre vite suffisamment doué pour être envoyé à Rome auprès du violoncelliste et compositeur Costanzi. Déjà réputé pour ses talents de virtuose, il obtient peu après un poste à la cour d’Autriche, à Vienne. Mais malgré ces débuts prometteurs, il préfère revenir dans sa ville natale en 1764. C’est à cette époque qu’il s’affirme définitivement comme compositeur, notamment avec les oratorios Il Giuseppe riconosciuto et Gioas, re di Giudea. Ce séjour fut toutefois de courte durée : dès 1766, il entreprend un long voyage en Italie du nord, puis à Vienne et à Paris, où il fait sensation au Concert spirituel. Introduit dans les milieux aristocratiques, il est présenté à l’ambassadeur d’Espagne, qui le convainc de partir s’installer à Madrid ; en 1770, il est définitivement engagé par l’infant Don Luis. S’ouvre alors pour lui une intense période créatrice, dominée par une impressionnante série de quatuors et de quintettes à cordes, certains publiés à Paris. Éloigné des principaux centres de création, il approfondit peu à peu un style personnel et intuitif, remarquable par son sens du rythme et de la couleur. Virtuose admiré dans toute l’Europe, il apporta également une importante contribution à l’évolution technique de son instrument. Malgré sa notoriété, il mourut à Madrid dans un relatif dénuement, ses dernières années étant assombries par divers événements politiques et familiaux malheureux.
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Alexandre-Pierre-François Boëly

Alexandre-Pierre-François Boëly

Alexandre Boëly (1785 - 1858) est issu d'une famille de musicien. Il entra à 11 ans au nouveau conservatoire de Paris en violon avec Guérillot et en piano, ce qui présuppose qu'il débuta avec la grande pianiste Hélène de Montgeroult. Il fut ensuite formé au piano et à la composition par Ignaz Ladurner. Resté très classique dans son esthétique - loin des goûts de l'Empereur et des romantiques -, il est connu des organistes pour sa carrière à l'église Saint Germain-l'Auxerrois. Il y exécute des œuvres de compositeurs inconnus ou peu appréciés du public : Bach (considéré comme une vieille perruque, réputé injouable ou scolaire...), Frescobaldi, Couperin. Il contribua à la formation directement ou indirectement de l'école d'orgue de la génération suivante par l'intermédiaire d'Alkan, Franck, Lefébure-Wely, Saint-Saëns, Ambroise Thomas... qui viennent l'entendre à Saint-Germain l'Auxerrois jouer Bach. Boëly fut un musicien original qui traça son propre sillon, contribua à faire reconnaître Bach et les grands compositeurs organistes...
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Johannes Brahms

Johannes Brahms

BRAHMS, Johannes (1833-1897), compositeur, pianiste et chef d’orchestre allemand, représentant emblématique du romantisme. Pianiste virtuose, il laisse de nombreuses pièces pour cet instrument, de nombreuses pièces de musique de chambre, de la musique sacrée et quelques recueils de lieder. Il est également en relation avec des figures importantes de la vie musicale de son temps dont Clara Schumann.
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Jean-Baptiste Bréval

Jean-Baptiste Bréval

Jean-Baptiste Bréval (1753 - 1829) étudie le violoncelle auprès de François Cupis, avant de devenir lui-même professeur. Il publie son premier opus en 1775 ; il s'agit de six Quatuors concertants. Devenu membre de la Société académique des enfants d'Apollon en 1776, sa carrière prend son essor deux ans plus tard, avec l'interprétation d'une de ses sonates dans le cadre du Concert Spirituel, auquel il appartient de 1781 à 1791. Bréval joue dans l'orchestre du théâtre Feydeau de 1791 à 1800.

Par la suite, il participe à l'administration des Concerts de la rue de Cléry, et devient membre de l'orchestre de l'opéra de Paris. Il prend sa retraite de l'orchestre en 1814.

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C

Muzio Clementi

Muzio Clementi

Organiste de la basilique San Lorenzo in Damaso à Rome dès l’âge de 13 ans, Clementi est engagé, à la fin de l’année 1767, par Peter Beckford qui l’emmène en Angleterre. Après sept années passées au service de ce mécène, le jeune compositeur se fixe à Londres une fois libéré de ses obligations (1774). Se forgeant petit à petit une solide réputation de soliste dans les concerts londoniens, Clementi connaît ses premiers succès de compositeur à la fin des années 1770. Fort de cette notoriété, il voyage en Europe à partir de 1780, passant par Vienne où il rencontre Haydn et Mozart. De retour à Londres en 1785, le compositeur-soliste diversifie ses activités. Professeur très en vue auprès d’une clientèle recrutée dans la haute société anglaise, il est également chef d’orchestre (dirigeant ses symphonies au clavier), éditeur de musique et facteur d’instruments. De 1802 à 1810, il fait, avec son élève John Field (1782-1837), un nouveau tour d’Europe improvisé au milieu des guerres napoléoniennes. Ce voyage lui permet de promouvoir les instruments de sa firme de pianoforte et de rencontrer Beethoven dont il devient l’éditeur pour l’Angleterre.
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D

Hortense de Beauharnais

Hortense de Beauharnais

de BEAUHARNAIS, Hortense (1783–1837), fille de l’impératrice Joséphine, mère du futur Napoléon III, fut une compositrice prolifique et une figure centrale du Consulat et de l’Empire. Ses romances (près de 150), très en vogue à son époque, s’inscrivent dans le goût pour une expression intime, naturelle et sentimentale, caractéristique du répertoire de salon.
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Hélène de Montgeroult

Hélène de Montgeroult

Née Hélène de Nervo, Hélène de Montgeroult voit le jour à Lyon sous le règne de Louis XV. Brillante pianiste, élève de Hüllmandel, Dussek et Clementi, elle fut souvent considérée comme la plus grande virtuose de son temps, position qui aurait pu lui assurer une carrière prestigieuse si sa condition d’aristocrate ne l’avait cantonnée dans le cadre étroit des salons parisiens. Inquiétée pendant la Révolution, la légende veut qu’elle ait échappé à la guillotine en improvisant d’éloquentes variations sur La Marseillaise devant le Comité de salut public. Première femme nommée professeur de piano au Conservatoire (en 1795), elle y fut la collègue de Rigel, Jadin et Adam, participant activement à la formation des premiers virtuoses du début du XIXe siècle, notamment de Cramer et Boëly. Quoique sa santé fragile la contraigne bientôt à renoncer à ses fonctions, elle n’en poursuit pas moins ses activités d’interprète aux côtés des artistes les plus célèbres de son temps, tels les violonistes Baillot et Viotti. Intime de Mme de Staël, elle aurait été l’un des modèles pour le personnage « romantique » de Corinne dans le roman homonyme (1807).
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François Devienne

François Devienne

Devienne aurait reçu à Joinville l’enseignement d’un certain Morizot, puis serait parti vers 1771 pour Deux-Ponts. On sait qu’il s’installe en 1779 à Paris grâce à l’aide du baron de Bagge, également bienfaiteur de Mozart. Bassoniste à l’Opéra, tout en étudiant la flûte, il fait entendre sa musique à Paris pour la première fois en novembre 1780, au Concert spirituel, où son Premier Concerto pour bassonest interprété par Ozi. Lui-même s’y produira à plusieurs reprises. Pendant cette période, Devienne est musicien de la chambre du cardinal de Rohan et ce jusqu’en 1785. Les années suivantes restent mystérieuses, mais l’on retrouve le musicien en 1789, interprétant sa Cinquième Symphonie concertante au Concert spirituel. Il devient bassoniste au théâtre de Monsieur, puis flûtiste à l’Opéra et travaille à partir de 1790 pour la Garde nationale, prenant part aux fêtes patriotiques, notamment avec sa symphonie La Bataille de Jemappes. C’est à compter de cette date aussi que sa douzaine d’opéras-comiques paraît à la scène. En 1792, le très anticlérical Les Visitandines remporte un grand succès.
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Gaetano Donizetti

Gaetano Donizetti

Bien que sa famille, d’origine très modeste, ait ambitionné pour lui une carrière juridique, Donizetti entreprit assez tôt des études musicales dans sa ville natale de Bergame sous la direction de Mayr, puis à Bologne auprès du père Mattei. Dès ses débuts à Venise en 1818 (Enrico di Borgogna), on reconnut en lui le successeur de Rossini et Naples, Milan, Paris ou Vienne l’accueillirent tour à tour avec enthousiasme. À l’image de son modèle, il fut particulièrement attiré par les livrets d’inspiration française, puisant chez des auteurs aussi variés que Corneille, Hugo, Scribe, Chénier, Dumas ou Rousseau l’argument d’ouvrages à succès tels qu’Anna Bolena (1830), L’Elisir d’amore (1832) ou Lucrezia Borgia (1840). Sa première installation à Paris remonte à 1838 : bien vite, les plus grandes scènes de la capitale se disputèrent ses nouvelles partitions (La Favorite, La Fille du régiment et Les Martyrs, 1840 ; Don Pasquale et Dom Sébastien, roi de Portugal, 1843). En 1839, il adapta également son chef-d’œuvre incontesté, Lucia di Lammermoor (1835).
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Jan-Ladislav Dussek

Jan-Ladislav Dussek

La vie agitée du pianiste et compositeur tchèque Jan Ladislav Dussek (1760 - 1812) ne l’empêcha pas d’écrire un grand nombre d’œuvres, représentatives du style classique mais laissant poindre pour les dernières l’esthétique romantique. Dussek fut d’abord l’élève de son père, le renommé Jan Dussek, puis acheva ses études à Prague en 1778. Il voyagea à travers l’Europe (Malines, Amsterdam, la Haye), s’installa en 1782 à Hambourg, où il prit conseil auprès de Carl-Philipp Emanuel Bach, et devint maître de chapelle du prince Radziwill en Lituanie. Des tournées emmènent alors Dussek en Hollande, en Belgique, en Allemagne, en Russie, en Italie et en France, où il joue pour la première fois en 1786, avant de s’y installer en 1788. Proche de la famille royale, Dussek doit émigrer à Londres au moment de la Révolution. Il donne des concerts, fréquente Haydn et Clementi, fait publier sa Méthode nouvelle pour le pianoforte, et fonde une maison d’édition avec son beau-père Corri. Leur commerce fait cependant faillite, et Dussek doit fuir ses créanciers à Hambourg, où il vit entre 1800 et 1802. Il devient maître de musique de Louis Ferdinand de Prusse en 1803, puis à sa mort en 1806, revient en France pour entrer au service de Talleyrand, le ministre des Relations extérieures de Napoléon. Dussek est l’un des musiciens les plus renommés de France lorsqu’il disparaît, affecté par une maladie mentale. Outre trois quatuors à cordes, deux œuvres lyriques et une messe, il a composé pour le piano une quinzaine de concertos (certains perdus) et un très grand nombre de sonates, dont un bon nombre avec violon. (source BruZane)
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Frédéric Duvernoy

Frédéric Duvernoy

Autodidacte, Frédéric Duvernoy arrive à Paris à la veille de la Révolution française, en 1788, et devient corniste à l'Orchestre de la Comédie italienne. En 1790 il est membre de l’orchestre de la Garde nationale. En 1797 il devient membre de l'orchestre de l'Opéra de Paris dont il est cor solo en 1799. En 1801 il est libéré de ces obligations à l'égard de l'orchestre pour se consacrer à son travail de soliste. Il deviendra membre de la Chapelle de l'empereur Napoléon Ier où il côtoiera notamment, outre son frère Charles (clarinette), les frères Rodolphe et Auguste Kreutzer (violon), Thomas Delcambre (basson) et Dalvimare (harpe). Ses talents de corniste lui valurent rapidement une renommée européenne. Professeur au Conservatoire de Paris dès sa création en 1795, il est l'auteur, en 1802, d'une Méthode pour le cor, laquelle est encore utilisée de nos jours. Il a formé nombre d'excellents élèves parmi lesquels Pierre-Joseph Meifred. Comme compositeur, il est principalement l'auteur de pièces pour son instrument, concerti pour cor et orchestre, études, symphonie concertante et de pièces de musique de chambre. Il est nommé chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur en 1814. Il est inhumé au cimetière de Montmartre (division 32)
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E

Jean-Frédéric Edelmann

Jean-Frédéric Edelmann

D'origine strasbourgeoise, Jean-Frédéric Edelmann débuta par des études de droit. Il s'installa à Paris vers 1774 où il acquit de la renommée comme compositeur dans le style italien ainsi que comme professeur notamment de Méhul et Jean-Louis Adam. Il était l'ami de Gluck. Il fut gouverneur du Bas-Rhin en 1789 et s'opposa à la Terreur ce qui le conduit à être guillotiné le 14 juillet 1794.

À part cinq œuvres lyriques dont deux opéras et un oratorio (perdu) ainsi que des pages pour clavecin (dont 2 concertos), il a surtout composé de la musique instrumentale dont plusieurs pièces (op. 9, 14 et 15) pour clavecin, deux violons et alto que l’on peut considérer comme les ancêtres du quatuor avec piano.

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G

Sophie Gail

Sophie Gail

Née à Paris au sein d’un milieu aisé et éclairé, Sophie Garre grandit, d’après la Biographie universelle de Fétis, entourée d’artistes qui encouragent et façonnent son éducation musicale. Ses talents de compositrice de romances et d’accompagnatrice s’expriment en premier lieu dans les salons. Alors qu’elle voit ses premières œuvres publiées, elle adopte pourtant les codes du monde amateur en gardant toujours l’anonymat (sur ses partitions ou dans la presse), geste qu’elle conservera toute sa vie malgré ses succès. Elle se marie en 1795 avec l’helléniste Jean-Baptiste Gail (1755-1829), mais divorce dès 1801. Au cours de cette période, après avoir donné naissance à un fils (Jean-François), elle compose deux airs pour un drame d’Alexandre Duval (Montoni, 1798) puis un opéra en un acte destiné à la sphère privée. Ses essais l’encouragent à approfondir les techniques d’écriture, auprès de Fétis d’abord, puis de Perne et Neukomm, et ces études portent leurs fruits au crépuscule de l’Empire : Sophie Gail crée quatre opéras en un acte entre mars 1813 et septembre 1814. Alors que la réussite du premier – Les Deux Jaloux – lui permet d’entrer au répertoire de l’Opéra-Comique et d’être comparée à Mozart et Cimarosa, les suivants ne parviennent pas à s’imposer. Son ultime opéra-comique, La Sérénade (1818), coécrit avec Manuel García, quitte également rapidement l’affiche. Sa célébrité lui donne néanmoins l’occasion, jusqu’à son décès précoce en juillet 1819, de faire entendre ses romances lors de tournées qui la mènent à Londres en 1816 et à Vienne en 1818 (avec Mme Catalani).
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Jacques François Gallay

Jacques François Gallay

Né d'un père corniste, le jeune Jacques-François débute vers l'âge de 10 ans avec lui ses premières études du cor naturel. Après deux années, il est si doué qu'il remplace à la dernière minute son père au théâtre municipal dans Les Visitandines de François Devienne. À quatorze ans il avait déjà un grand succès et en l'absence de professeur capable de conduire ses progrès, les visiteurs lui conseillent de se rendre à Paris. En 1818 il est nommé directeur d'une société de musique nouvellement crée où il rencontre le fils d'Étienne Ozi, célèbre bassoniste, qui enseigne à Perpignan et le presse de se rendre à Paris. En juin 1820, le père donne l'autorisation à Jacques-François, bien que celui-ci soit âgé de 25 ans... Il entre en 1820 au Conservatoire de Paris dans la classe de Louis François Dauprat, malgré la résistance du directeur, Louis François Perne d'accepter un élève de cet âge. Sous l'insistance de Dauprat, Gallay est pourtant admis. Le 16 décembre 1821, Gallay obtient le 1er prix de cor au Conservatoire royal de musique et est surnommé par la suite premier cor de France. Il se produit dès lors en soliste et les critiques appréciaient les qualités extraordinaires de son jeu et de son timbre. Ils notaient la clarté, la précision de ses interventions et la transparence de son articulation, en saluant sa virtuosité et la maîtrise de son registre aigu. En 1825 il entre à l'orchestre du Théâtre Italien (futur Opéra Comique), après avoir appartenu à celui de l'Odéon et à la Chapelle Royale, poste qu'il perd en 1830, mais reprend en 1832 pour Louis-Philippe. En 1842, il succède à son maître Dauprat au Conservatoire. Il meurt subitement en 1864 et toujours professeur en exercice.
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Pierre-Jean Garat

Pierre-Jean Garat

GARAT, Pierre Jean (1762-1823), compositeur et baryton français connu tant pour sa tessiture extrêmement étendue que pour son extravagance vestimentaire. En effet, connu comme « incroyable » et « muscadin » il était perçu comme une véritable icône de son temps. Il signe une cinquantaine de romances.
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Mauro Giuliani

Mauro Giuliani

GIULIANI, Mauro, (1781 - 1829) compositeur napolitain et guitariste virtuose. Il s’installe quelques années à Vienne, où il fréquente entre-autres, Beethoven et Hummel avant de terminer ses jours à Naples. Compositeur prolifique, il signe près de 240 œuvres, la plupart pour la guitare .
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H

Joseph Haydn

Joseph Haydn

Né en 1732 dans une famille modeste, Joseph Haydn quitte très jeune ses parents. En 1753, il devient secrétaire du compositeur italien Niccolò Porpora, qui lui apprend « les véritables fondements de la composition » (Haydn dixit). En 1760, il est embauché comme vice-maître de chapelle auprès de l’une des plus importantes familles hongroises, celle des princes Esterházy. À la fin des années 1760, il compose ses premières oeuvres pour quatuor à cordes au service du baron von Fürnberg. Engagé par Paul II Anton, il sert après la mort de celui-ci l’année suivante Nicolas Ier « le Magnifique », profondément mélomane. C’est le début d’une longue période particulièrement riche en compositions (musique de chambre, et notamment quatuors et trios pour le prince, musique pour clavier, symphonies pour les musiciens des Esterházy), écrites à l’écart du monde musical viennois. Haydn est en effet rattaché aux propriétés des princes – Eisenstadt puis, à partir de 1769, le château Esterháza en Hongrie –, même si Nicolas, conscient de son génie, lui laisse petit à petit plus de liberté. Il fait ainsi la rencontre de Mozart au début des années 1780, de laquelle naîtra une amitié qui durera jusqu’à la mort de Mozart en 1791. Cette relative solitude laisse à Haydn une certaine indépendance. Les oeuvres dans le style Sturm und Drang, vers 1770, celles de la période plus légère qui suit, ou les grandes oeuvres « classiques » des années 1780 témoignent ainsi de la vitalité de l’inspiration du compositeur. Durant ces décennies, il joue un rôle central dans l’élaboration de ce qui allait devenir des genres fondamentaux de la musique, comme la symphonie ou le quatuor à cordes (en 1785, il compose Les Sept Dernières Paroles du Christ en croix pour quatuor à cordes, commande de la cathédrale de Cadix). La mort, en septembre 1790, du prince Nicolas ouvre pour Haydn une période de plus grande disponibilité ; son fils Anton laisse le compositeur libre de quitter le domaine familial. C’est l’occasion d’un voyage en Angleterre, en 1791. Haydn y triomphe ; les concerts qu’il y dirige sont l’occasion d’écrire autant de nouvelles symphonies. Appelées les « symphonies londoniennes », celles-ci, les douze dernières du compositeur, furent toutes composées et créées lors de ses deux séjours en Angleterre (1791-1792 et 1794-1795). À l’été 1792, de retour à Vienne, Haydn commence les leçons avec Beethoven, mais la relation entre les deux hommes semble assez vite avoir été plutôt difficile. Au retour de son deuxième séjour anglais, Haydn se tourne vers la musique vocale : il se consacre à l’écriture de ses deux grands oratorios, La Création (1798) et Les Saisons (1801). Fatigué, il compose de moins en moins, et meurt en mai 1809, un an après sa dernière apparition en public.
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Fanny Hensel - Mendelssohn

Fanny Hensel - Mendelssohn

Fanny Hensel - Mendelssohn fut longtemps éclipsée par la renommée de son frère, Félix Mendelssohn. Véritable enfant prodige, ses ambitions artistiques sont néanmoins rapidement empêchées. Certaines de ses compositions sont publiées sous le nom de son frère avec lequel elle partageait un lien très fort. Elle s’éteint prématurément à l’âge de 41 ans laissant plus de 400 œuvres.
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Ferdinand Herold

Ferdinand Herold

Tout en poursuivant de solides études générales, c’est avec son père que Louis-Ferdinand Hérold prend ses premières leçons de musique. Manifestement doué, il ne tarde guère à intégrer le Conservatoire de Paris où il suit, à partir de 1806, les classes d’Adam (piano), Kreutzer (violon), Catel (harmonie) et Méhul (composition). Ces quelques années sont couronnées en 1812 par un premier prix de Rome, récompense qui lui vaut un séjour en Italie durant lequel il prend conscience de sa vocation de compositeur dramatique. Il fait ainsi créer à Naples son premier opéra, La Gioventù di Enrico Quinto. De retour à Paris, après un court passage à Vienne, Hérold est nommé claveciniste puis assistant au Théâtre-Italien, avant d’intégrer l’Opéra comme chef de chant (1826-1831). Parallèlement, il se fait connaître grâce à Charles de France, écrit en collaboration avec Boieldieu (1816). Suivent une multitude d’ouvrages aux fortunes variées, échecs plus ou moins relatifs (Le Premier Venu, Les Troqueurs, Le Lapin blanc, L’Illusion) ou francs succès (Les Rosières, La Clochette, Le Muletier, Marie, Emmeline). Mais c’est avec les créations successives de Zampa ou La Fiancée de marbre et du Pré aux clercs (1831-1832) qu’il connaît véritablement la gloire, peu avant sa mort prématurée. Outre des airs, hymnes, symphonies, ouvertures et pièces diverses pour le clavier (dont 7 sonates et 4 concertos), Hérold est l’auteur de 3 opéras, 27 opéras-comiques et plusieurs ballets annonçant le grand répertoire romantique (La Somnambule La Fille mal gardée, La Belle au bois dormant).
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J

Hyacinthe Jadin

Hyacinthe Jadin

JADIN, Hyacinthe (1776-1800), compositeur français, né à Versailles, mort à Paris à l’âge de vingt-quatre ans. Il a été un représentant important du préromantisme français. Il est recruté en 1795 au Conservatoire de Paris dès sa création comme professeur de piano. On lui doit entre-autres, plusieurs sonates pour piano, quelques quatuors à corde, trois concertos pour piano ainsi que quelques mélodies.
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Louis-Emmanuel Jadin

Louis-Emmanuel Jadin

Élève de son père François Jadin, bassoniste à la Chapelle royale, Louis-Emmanuel Jadin (1768 - 1853) est page de la musique de Louis XVI. Il se fait connaître dès 1784 comme compositeur par la publication de ses Sonates pour clavecin ou piano avec violon obligé. C’est le premier opus d’une production instrumentale abondante en pièces diverses pour piano, partitions concertantes avec orchestre, musique de chambre ou romances. Guerre ouverte, son premier opéra-comique, est composé en 1788 dans un style italien (il s’agit d’une « comédie mêlée d’ariettes »). Jadin est claveciniste au théâtre de Monsieur entre 1789 et 1792. Cette même année 1792, il est le premier français à composer un opéra sur un texte italien, Il signor di Pursognac. Mais certains de ses quarante ouvrages conjuguent les styles italiens et français tel Le Coin du feu en 1793, quand d’autres se situent dans la tradition française comme Le Défi hasardeux en 1796.
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L

Ignace Ladurner

Ignace Ladurner

Ignace Antoine (François Xavier) [Ignaz Anton Franz Xaver / Joseph] Ladurner (né à Aldein, Tyrol du Sud le 1er août 1766 - mort à Villaine, Seine et Oise, le 4 mars 1839) était un pianiste, professeur et compositeur autrichien. Fils de l'organiste Franz Xaver Ladurner (1735-1782) et frère de Josef Alois Ladurner, il se forme avec son père et son oncle Innozenz Ladurner (1745-1807) au monastère de Benediktbeuren. En 1782, et après la mort de son père, il devint l'organiste d'Algund. En 1784, il se rendit à Munich où il étudia au Lyseum Gregorianum. De là, il s'est rendu à Longeville, ville où il s'est lié d'amitié avec la comtesse Heimhausen et travaille pour elle en tant que pianiste. En 1788, il s’installa à Paris, où il travailla comme professeur particulier, puis professeur de piano au Conservatoire de Paris, poste qu’il conserva jusqu’en 1802. C’est alors qu’il acquiert une renommée remarquable ; en tant qu'enseignant, il a reçu des étudiants exceptionnels tels qu'Alexandre Pierre François Boëly, Daniel-François-Esprit Auber ou Henry Beno François d'Arondeau.
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Franz Liszt

Franz Liszt

Franz Liszt est né à Doborjàn en 1811 et meurt à Bayreuth en 1886. Il consacre une grande partie de son œuvre à son instrument de prédilection, le piano, dont il s'évertue à développer les capacités expressives ainsi que la technique, et auquel il voudrait faire jouer le rôle d'un orchestre. Inventeur du récital, c’est Liszt qui est à l’origine d'un nouveau type de répertoire et du développement de la facture pianistiques qui font du piano l’instrument-roi du romantisme. Liszt est aussi, dans le contexte de la « guerre des romantiques », le représentant le plus célèbre du cercle progressiste basé à Weimar, où il exerce la fonction de maître de chapelle à partir de 1848. Au sein de la « nouvelle école allemande », il s'oppose aux conservateurs de Berlin et Leipzig, dont le plus connu est Johannes Brahms. Liszt se fait le défenseur d'une musique à programme, dont la forme emblématique est le poème symphonique, dont Liszt est l’initiateur. Ainsi les compositions de Liszt servent souvent une narration, la description d'un paysage ou encore l'exaltation du sentiment national hongrois, comme dans Hungaria.

Liszt a marqué son époque, d'abord comme pianiste virtuose, puis comme compositeur. C'est lui qui, le prenant sous son aile, contribue à rendre célèbre le jeune Richard Wagner. Sa musique inspirera de nombreux musiciens de la seconde partie du siècle, notamment les impressionnistes. La forme du poème symphonique sera reprise par d'autres, notamment Bedrich Smetana. Ses apparition scéniques, ses nombreuses aventures sentimentales et ses sympathies pour les causes révolutionnaires ont contribué à faire de lui le symbole du compositeur romantique par excellence.

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M

Maria Malibran

Maria Malibran

La cantatrice Maria Malibran est sans doute l’une des plus célèbres chanteuses de l’histoire de l’opéra. D’origine espagnole, elle naît à Paris le 24 mars 1808 et mourra à Manchester le 23 septembre 1836. Issue d’une famille d’artistes éminents, fille du célèbre ténor Manuel García et sœur aînée de Pauline Viardot, elle tient son nom de son mariage avec le négociant français François-Eugène Malibran qu’elle épouse en 1827 à New York. Elle s’en sépare très vite pour devenir ensuite la femme du violoniste belge Charles de Bériot. À Paris, elle débute dans l’un des salons les plus prisés de la capitale, celui de la comtesse Merlin, lors d’un récital organisé en sa faveur, car elle est déjà perçue comme une merveille du chant potentielle. Sa rencontre avec le public français se fait à l’Opéra le 14 janvier 1828, mais c’est au Théâtre-Italien qu’elle décide de faire carrière, en multipliant les rôles, dont celui de Desdemona, dans l’Otello de Rossini. Elle devient rapidement l’idole du Théâtre-Italien, dans une période d’âge d’or du chant lyrique à Paris avec les opéras de Bellini  (Les Capulet et Montaigu, Norma, La Somnambule, les Puritains....) . Son physique agréable, sa taille gracieuse et ses forts beaux yeux ont contribué à marquer les esprits de l’époque. Elle avait une voix émouvante et puissante, mais dure et rebelle, et c’est à force de volonté et d’exercices exténuants qu’elle put conquérir les rôles les plus difficiles. Sa tessiture était exceptionnellement étendue : par nature un mezzo-soprano, élargi au soprano et au contralto, selon la caractérisation actuelle. Dans les pas du rossinisme, elle connut un succès immense dans toute l’Europe au cours d’une carrière fulgurante et suscita de nombreux témoignages d’idolâtrie, littéraires ou iconographiques. Elle fait partie de ces artistes qui eurent une résonance immense à Paris, dépassant de loin le simple statut d’interprète.
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jean-paul-egide Martini

jean-paul-egide Martini

Jean-Paul-Égide Martini, de son vrai nom Johann Paul Ägidius Martin ou Johann Paul Ägidius Schwarzendorf, aussi connu sous le pseudonyme de Martini il Tedesco, né le 31 août 1741 à Freystadt et mort le 14 février 1816 à Paris, est un musicien français d'origine allemande.
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Wenzeslaus Thomas Matiegka

Wenzeslaus Thomas Matiegka

Wenzeslaus Thomas Matiegka (Václav Tomáš Matějka en tchèque) est né en Bohème à Choceň en 1773. Enfant, il apprend le violon et le piano de ses parents. Sous le patronage de l’Abbé Joseph Gelinek, il étudie ensuite l’harmonie, la composition ainsi que le droit à l’université de Prague puis il se consacre au violoncelle et à la composition. En 1802, il découvre la guitare. Il commence à écrire des oeuvres de grande valeur pour guitare seule ou pièce de musique de chambre, à tel point qu'il acquiert rapidement une bonne réputation de compositeur. Il est nommé chef de chœur à l’église St Leopold à Vienne puis à St Joseph à partir de 1820. Il écrit beaucoup de musique liturgique. Il meurt de tuberculose en 1830 laissant sa femme Theresia et leurs six enfants. Matiegka était très estimé par ses contemporains. Franz Schubert a arrangé le Notturno opus 21 avec une partie de violoncelle bien connu aujourd’hui sous le nom de « Guitar Quartet » de Schubert (d’après Matiegka). Comme Leonhard von Call, Matiegka a écrit plusieurs trios pour la flûte, alto et guitare. A côté de sa brève méthode de csakan (Kurzgefassten Csakan-Schule) la version de l’opus 25 pour csakan est la seule oeuvre connue pour csakan qu’il ait composé. L’opus 25 est dédié à son ami Karl Scholl, un flûtiste renommé qui connaissait Mozart et Beethoven ainsi que plusieurs joueurs de csakan. d’après les notes de Nikolaj Tarasov et Helmut Schaller, édition Doblinger GKM 226
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Felix Mendelssohn-Bartholdy

Felix Mendelssohn-Bartholdy

Compositeur, pianiste et chef d’orchestre, Felix Mendelssohn est l’une des personnalités majeures de l’ère romantique. Il naît en 1809 à Hambourg d’un père banquier et d’une mère artiste. Sa famille, d’ascendance juive, s’installe bientôt à Berlin et se convertit au protestantisme. Aux côtés de sa sœur Fanny, qui se révèlera également une excellente pianiste et compositrice, Felix reçoit une éducation exigeante et manifeste rapidement des aptitudes musicales exceptionnelles. Il participe à l’âge de neuf ans à son premier concert public de piano, avant d’étudier la composition avec Carl Friedrich Zelter. En 1821, le jeune prodige fait la rencontre de Johann Wolfgang von Goethe, qui voit en lui un nouveau Mozart. À l’âge de seize ans, alors qu’il a déjà notamment composé une douzaine de symphonies pour cordes, il écrit l’Octuor à cordes en mi bémol majeur, puis, l’année suivante, l’ouverture du Songe d’une nuit d’été. Fervent admirateur de Johann Sebastian Bach, il dirige en 1829, à Berlin, la Passion selon Saint-Matthieu, presque oubliée depuis la mort du Cantor. Son Concerto pour piano n° 1 en sol mineur, créé à Munich en 1831, rencontre un succès inédit. Ses voyages à travers l’Europe lui inspirent certaines de ses œuvres majeures, telles l’ouverture Les Hébrides ou ses symphonies « Écossaise » (n° 3) et « Italienne » (n° 4). En 1835, il prend la direction du Gewandhaus de Leipzig et fonde le Conservatoire de musique de la ville, inauguré en 1843. Felix Mendelssohn meurt en 1847 à l’âge de 38 ans, laissant derrière lui une œuvre riche et subtile qui tranche par son classicisme dans un XIXe siècle cherchant à bousculer formes et conventions.
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Saverio Mercadante

Saverio Mercadante

Vers 1840, après le retrait de Rossini, la mort de Bellini et le départ à Paris de Donizetti, Mercadante est considéré comme le plus grand compositeur d'opéra italien. Toutefois, il est rapidement supplanté, dans le cœur de ses compatriotes, par le jeune Verdi. À sa mort, sa notoriété décline, effacée par celle du génial compositeur de Busseto, que Mercadante a largement inspiré sans toutefois en avoir la puissance créatrice. Saverio Mercadante, né à Altamura, près de Bari, est baptisé le 17 septembre 1795. En 1806, il arrive à Naples avec sa famille. Deux ans plus tard, il obtient (en falsifiant sa date de naissance et son origine géographique) une place d'élève non payant au conservatoire (collège San Sebastiano) de cette ville, où il effectue un cycle complet d'études musicales théoriques et pratiques. De 1816 à 1820, il suit des cours de composition chez le directeur de l'établissement, Niccolo Zingarelli. Il se met alors au métier, dirigeant l'orchestre du collège et composant ses premières pièces instrumentales et vocales qui lui valent les louanges de Rossini. En 1818-1819, quatre de ses ballets sont exécutés au théâtre San Carlo de Naples ; ils obtiennent un tel succès qu'il reçoit la commande de son premier opéra, L'Apoteosi d'Ercole (1819). Dès lors, Mercadante se consacrera essentiellement au théâtre, signant des contrats dans toutes les villes d'Italie (Naples, Rome, Milan, Turin...) et menant une activité effrénée. Elisa e Claudio, représenté au théâtre de la Scala à Milan, en 1821, marque le début d'une carrière internationale : l'opéra est repris dans l'Europe entière. Entre 1826 et 1831, Mercadante effectue de nombreux déplacements (Cadix, Lisbonne et Madrid), entrecoupés par de constants retours dans la péninsule. En 1832, I Normanni a Parigi remporte un très vif succès dans le public turinois. La même année, il épouse à Gênes une jeune veuve dont il aura trois enfants. L'année suivante, le compositeur est nommé maestro di cappella à la cathédrale de Novare. Cette fonction l'amènera à écrire des pièces religieuses sans toutefois lui faire abandonner l'opéra. En 1835, Rossini invite Mercadante à Paris : il écrit, pour le Théâtre-Italien, I briganti, opéra qui restera un demi-échec. Mais ce voyage est loin d'être inutile : Mercadante, profondément marqué par les œuvres d'Auber et de Meyerbeer, décide d'entreprendre, dès son retour au pays, un énergique plan de réforme de l'opéra italien, devenant, en même temps, l'une des figures majeures de la vie musicale italienne.
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Franz Xaver Mozart

Franz Xaver Mozart

Franz Xaver Wolfgang (1791 - 1844) est le benjamin des six enfants de Wolfgang Amadeus Mozart et Constanze Weber.Très talentueux, il suit une éducation musicale auprès de Johann Nepomuk Hummel (l'un des derniers élèves de son père) puis de composition auprès de Sigismond Neukomm élève favori de Haydn. A 13 ans, il présente une cantate à Vienne qui sera remarqué notamment du facteur de piano Johann Andreas Streicher. Il fait l'essentiel de sa carrière en Galicie à Lemberg dans une famille aristocratique et aime profondément la comtesse Joséphine Baroni-Cavalcabò avec laquelle il partagera sa vie après la mort de son mari. Il sera sollicité par Diabelli pour le grand projet de variation. Il créera un choeur à Lemberg et y donnera le Requiem de son père et sera nommé directeur de l'opéra de 1834 à 1838. Il meurt isolé à Vienne en 1844.
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Wolfgang Amadeus Mozart

Wolfgang Amadeus Mozart

Wolfgang Amadeus Mozart est né à Salzbourg le 27 janvier 1756. Enfant prodige (il prend ses premières leçons de clavecin à l’âge de quatre ans et commence à composer à l’âge de six), il connaît rapidement la célébrité grâce aux nombreuses tournées que lui fait faire son père, Léopold, vice-maître de chapelle du prince-archevêque de Salzbourg, qui fut aussi son professeur et son mentor. Il entre à l’âge de seize ans, comme premier violon, au service du nouveau prince‑archevêque de Salzbourg, le comte Hieronymus Colloredo. Il doit écrire sur commande des œuvres au goût du jour et se produire comme interprète. Très vite, il étouffe dans ce cadre trop limité. En 1777, il démissionne de sa position à la Cour. En 1779, il devient l’organiste attitré de la cathédrale de Salzbourg, puis se fixe définitivement à Vienne. Il joue pour la Cour, donne des leçons de musique et des concerts de piano, tout en occupant les fonctions de maître de chapelle en second à la cathédrale. Don Giovanni, acclamé lors de la création à Prague, est un échec à Vienne. Mozart voit sa santé se détériorer et va vivre ses dernières années dans une grande misère. Il meurt dans la nuit du 5 au 6 décembre 1791, alors qu’il n’a pas 35 ans. Il est inhumé dans une fosse commune – autant en raison de mesures sanitaires que du fait du dénuement dans lequel se trouvait sa famille. Malgré sa mort prématurée, il a créé en une trentaine d’années une des sommes les plus importantes de la musique, comportant des chefs-d’œuvre classiques dans pratiquement tous les domaines : musique lyrique, religieuse (dont un célèbre Requiem), symphonique, concertante, de chambre, de divertissement… Dans le domaine lyrique, après des œuvres de jeunesse (La finta semplice, Mitridate re di Ponto, Lucio Silla, La finta giardiniera, entre autres), il affirme véritablement sa personnalité avec Idomeneo (1781). L’Enlèvement au sérail, l’année suivante, marque l’achèvement de son indépendance et le début des chefs-d’œuvre de la maturité : Les Noces de Figaro en 1786, Don Giovanni en 1787, La Flûte enchantée en 1791. La Clémence de Titus, la même année, revient au genre seria.
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Étienne Nicolas Méhul

Étienne Nicolas Méhul

Étienne Nicolas Méhul, né le 22 juin 1763 à Givet et mort le 18 octobre 1817 dans l'ancien 2e arrondissement de Paris, est un compositeur français. Le plus important compositeur d’opéras en France pendant la Révolution française, il est également au nombre des fondateurs du Conservatoire de Paris.  
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O

George Onslow

George Onslow

André George Louis Onslow voit le jour à Clermont-Ferrand le . Fils d'Edward Onslow, anglais, et de Marie de Bourdeille, il est baptisé le lendemain en la paroisse Saint-Genès. Il se marie à Paris le en l'église Notre-Dame-des-Victoires avec Charlotte-Françoise-Delphine de Fontanges (1790-1879). Le couple a trois enfants : Louis-Arthur, Georgine et Henriette. Sa fille Henriette Onslow (1814-1883) épouse Joseph de Pierre (1808-1885), propriétaire du château d'Aulteribe que le couple a restauré. Le château d'Aulteribe détient une partie des meubles et objets ayant appartenu à George Onslow, dont son piano Pleyel, de 1846, installé dans le grand salon du château. Chaque année, des concerts sont organisés en son honneur.

En 1829, un accident de chasse le laisse sourd de l'oreille gauche. Il évoque sa douleur dans le célèbre quintette dit « de la balle », en quatre mouvements intitulés : « Allegro, douleur, convalescence, guérison. »

Tout en ayant une demeure à la campagne, il conserva toujours ses appartements à Clermont : tout d'abord place Michel-de-l'Hospital (qui s'appelait encore place du Marché-aux-Bois au début du XIXe siècle), puis rue Blaise-Pascal, au numéro 2, où il décède des suites d'un accident de chasse. Il repose au cimetière des Carmes, à côté de quelques-unes des grandes familles auvergnates. Sur la plaque de sa tombe, on peut lire la phrase d'Hector Berlioz (1829) : « Depuis la mort de Beethoven, il tient le sceptre de la musique instrumentale ».
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Fernandino Paer

Fernandino Paer

Né à Parme, Paer étudia la musique avec son père, puis avec le maître de chapelle de la cour locale avant d’intégrer le conservatoire de Naples, dirigé par le violoniste Ghiretti. Élève doué, il ne tarde guère à débuter comme instrumentiste dans sa ville natale, puis à y faire représenter un premier opéra, en français, Orphée et Eurydice (1791). Fort de ce premier succès, il voyage à travers l’Europe en composant de multiples ouvrages pour Venise (Circé, 1792), Florence (Idomeneo, 1794), Padoue (Cinna, 1795), Parme (Griselda, 1798), Vienne (Camilla, 1799 ; Achille, 1801) et Dresde (Leonora, 1804). Sa réputation, désormais internationale, lui vaut la proposition, par Napoléon en personne, du poste de maître de chapelle aux Tuileries (1806). En 1812, il succède à Spontini à la direction du Théâtre-Italien, position qu’il partage, entre 1824 et 1827, avec son grand rival Rossini. Auteur de plus d’une cinquantaine d’opéras, dont une dizaine pour les salles parisiennes, Paer est l’un des principaux acteurs de la scène lyrique italienne après Cimarosa et Paisiello. Parmi ses ouvrages les plus marquants, citons Le Maître de chapelle (1821) et surtout Agnese (1809), composé pour un théâtre privé de Parme et qui, par son traitement de la folie humaine annonçant certains ouvrages de Donizetti (Lucia di Lammermoor) ou de Bellini (I Puritani), impressionna fortement Berlioz, Chopin et Stendhal. Membre éminent de la scène parisienne après la monarchie de Juillet, il fut élu à l’Académie des beaux-arts en 1831, et enseigna la composition au Conservatoire  de 1834 à 1837.
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R

Antoine Romagnesi

Antoine Romagnesi

Né Antoine Joseph Michel, Antoine Romagnesi est le fils de Michel Romagnesi (1731-1813), peintre académicien, et Élisabeth Chassey. Par son père, il est le cousin du sculpteur-statuaire Louis-Alexandre Romagnesi. Antoine Romagnesi est l'élève d'Alexandre-Étienne Choron et de Giuseppe Cambini. Militaire puis commis pour la maison d'édition Auguste Le Duc en 1806, il devient éditeur et marchand de musique en 1828 et s'installe au 8 rue Richelieu, à Paris. Il est probablement franc-maçon. Il est membre de la Société académique des Enfants d'Apollon. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 9 janvier 1843.
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Bernhard ROMBERG

Bernhard ROMBERG

Bernhard Heinrich Romberg (né le 13 novembre 1767 à Dinklage - mort le 13 août 1841 à Hambourg) était un violoncelliste et compositeur allemand. Il était le cousin de Andreas Jakob Romberg. Bernhard a reçu sa première formation de son père, Bernhard Anton Romberg (1742-1814). Il a joué la première fois en public à l'âge de sept. Il part alors faire une tournée en Europe conjointement avec son cousin Andreas. En plus de tourner en Europe avec son cousin Andreas Romberg, Bernhard Romberg a également rejoint le Münster Court Orchestra. Avec son cousin, il rejoignit plus tard l'orchestre de la cour du prince électeur archevêque de Cologne à Bonn (dirigé par le Kapellmeister Andrea Luchesi) en 1790, où ils rencontrèrent le jeune Beethoven. Beethoven admirait et respectait Bernhard Romberg en tant que musicien. En 1799, il s'installe à Paris. Il y a commencé une carrière de violoncelliste et compositeur et à partir de 1801, et jusqu'en 1803, il a travaillé au Conservatoire de Paris. En 1805, il rejoint l'orchestre de la cour royale de Berlin mais un an plus tard, il l'abandonne en raison de l'invasion française. Entre 1806 et 1815, il voyage sans relâche à la recherche d'un poste de soliste. En ne l'obtenant pas il est revenu à Berlin où il a travaillé comme deuxième Kapellmeister jusqu'en 1819. Encore une fois, il a commencé une tournée de concert et est entré en tant que membre d'une compagnie de pianos. En 1836, il s'installe à Hambourg et se consacre à la théorie musicale en publiant sa Méthode de violoncelle. Tout au long de sa carrière, il a consacré du temps à l'enseignement avec des élèves importants tels que J.J.F. Dotzauer, J.G. Arnold et Mateusz Wielhorski.
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Gioacchino Rossini

Gioacchino Rossini

Gioacchino Rossini est né à Pesaro le 29 février 1792. Fils de musiciens (son père jouait du cor et sa mère chantait dans des troupes d’opéras forains), il travaille lui-même le chant et l’harmonie à Bologne, sous la férule de l’abbé Mattei. Dès l’âge de 18 ans, il fait représenter à Venise son premier opera buffa, La Cambiale di matrimonio, qui sera vite suivi d’ouvrages du même genre (L’Inganno felice, L’Occasione fa il ladro…). À 20 ans à peine, trois de ses opéras ont déjà été représentés et, un an plus tard, ce nombre s’élèvera à dix. En 1813, la création de Tancrède, également à Venise, lui ouvre les portes du succès et fait de lui le maître incontesté de la scène lyrique italienne pendant de nombreuses années. Les œuvres se succèdent à un rythme effréné : Le Barbier de Séville et Otello en 1816, La Cenerentola et Armide en 1817, La Donna del lago en 1819, Maometto II en 1821, Semiramis en 1823… Entre 1818 et 1822, il est directeur artistique du Teatro San Carlo de Naples. En 1822, il se marie avec la cantatrice Isabella Colbran (1785-1845). À partir de 1824, il se fixe à Paris. Il est nommé à la tête du Théâtre Italien, poste qu’il conservera deux années, puis Premier Compositeur du roi et Inspecteur général du chant en France. Le Voyage à Reims est créé au Théâtre Italien à l’occasion du sacre de Charles X. Rossini réutilisera une partie de la musique dans Le Comte Ory en 1828. Son dernier opéra, Guillaume Tell, créé à l’Opéra de Paris le 3 août 1829, est un triomphe. En 1830, la révolution lui fait perdre ses offices royaux ; il se sépare de son épouse et abandonne pratiquement son activité musicale. Il se remarie avec Olympe Pélissier et compose encore un Stabat Mater, commandé par un prélat espagnol, et des pièces de circonstance, ainsi que de nombreuses œuvres de musique de chambre, réunies dans une série de recueils intitulée Péchés de vieillesse, souvent teintés d’humour. De 1836 à 1848, il vit en Italie puis s’installe définitivement en France. Il meurt à Passy le 13 novembre 1868. Rossini a laissé tous ses biens à sa ville natale, Pesaro, où se tient chaque année un festival qui a remis au goût du jour de nombreuses œuvres du compositeur tombées dans l’oubli, dont certaines sont depuis entrées au répertoire des grandes institutions lyriques.
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Claude Rouget de l'Isle

Claude Rouget de l'Isle

Claude Joseph Rouget dit de Lisle (1760-1836) est un officier écrivain et compositeur français auteur de plusieurs hymnes et chants patriotiques dont le célèbre« Chant de guerre de l'armée du Rhin » qui deviendra la « Marseillaise », l’hymne national français.
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Jean-Jacques Rousseau

Jean-Jacques Rousseau

ROUSSEAU, Jean Jacques (1712-1778), philosophe, écrivain et compositeur français. Il tente dans un premier temps une carrière musicale, en produisant son opéra « Le Devin de Village », un opéra ballet « Les Muses galantes », ainsi qu’un mélodrame « Pygmalion ». Il est l’auteur d’un dictionnaire ainsi que de plusieurs textes polémiques s’attaquant entre-autres à Rameau. Avec les Rêveries du promeneur solitaire, il ouvre la voie à l'introspection dans le dialogue avec la Nature.
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S

Franz Schubert

Franz Schubert

Initié au violon par son père, et au piano par son frère Ignace, Franz Schubert  fait son apprentissage musical (chant, alto, orgue, contrepoint, harmonie) avec Michael Holzer, organiste de la paroisse de Lichtental. Devenu chanteur à la Chapelle Royale de Vienne, il reçoit les leçons d'Antonio Salieri au Stadtkonvikt (ou Akademisches Gymnasium) où il est engagé comme violoniste dans l'orchestre, ce qui lui permet de connaître des œuvres de Wolfgang Amadeus Mozart et Ludwig van Beethoven. Durant quelques années il exerce les fonctions de maître auxiliaire dans l'école que dirigeait son père, mais ayant pris conscience de son don exceptionnel pour la musique, il décide de se consacrer entièrement à la composition.

Si l'ombre de Beethoven habite la musique instrumentale et symphonique de Schubert, c'est dans le Lied que s'impose son empreinte unique. Même si des compositeurs comme Mozart, Haydn et notamment Beethoven (avec le cycle À la bien-aimée lointaine de 1816) se sont emparés du genre avant lui, Franz Schubert est incontestablement le père du Lied romantique allemand, et ce depuis ses toutes premières productions telles que le chef-d'œuvre Marguerite au rouet D118, sur un texte de l'Olympien. Au cours de sa première période, où il compose la moitié de ses 600 Lieder, il manifeste un attachement particulier pour les poèmes de Johann Wolfgang Goethe ; par la suite Schubert s'ouvre de plus en plus à d'autres poètes, Friedrich Rückert, William Shakespeare, Wilhelm Müller, entre autres.

Dans les années 1820 à Vienne, Schubert n'est célèbre qu'auprès d'une élite des connaisseurs. Ses Lieder et pièces de piano ne sont exécutés que dans le cadre des soirées musicales privées appelées Schubertiades, et son unique concert public a lieu à Vienne quelques mois avant sa mort. Une grande partie de l'œuvre de Schubert ne fut découverte, éditée et créée qu'à titre posthume.

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Clara Schumann

Clara Schumann

SCHUMANN, Clara, née Wieck (1819-1896). Pianiste et compositrice allemande. Longtemps reléguée dans l’ombre de son mari, Robert Schumann, elle est néanmoins une pianiste admirée de son temps. Elle est la première interprète des œuvres de son mari, mais se retrouve à passer sa production musicale au second plan afin d’assurer la subsistance du ménage. Elle tissera des liens d’amitiés forts avec Brahms.
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Robert Schumann

Robert Schumann

Après de courtes études de droit, Robert Schumann veut devenir concertiste mais, en cherchant à développer sa virtuosité par des moyens techniques, il se paralyse deux doigts de la main droite. Cet évènement compromet sa carrière et déclenche une profonde dépression qui évolue rapidement vers la maladie mentale. Il se réfugie dans la composition, et fonde aussi un journal de critique musicale. Dans ses articles, il alterne éloges poétiques et analyses rigoureuses, signant ses écrits de deux pseudonymes : Eusébius le rêveur et Florestan le passionné.

Cette dualité de personnalité se retrouve aussi dans sa musique. Son langage si caractéristique se dégage tout naturellement des structures classiques, préférant des formes plus libres qui permettent à la poésie de s’épanouir. Mais la maladie mentale, à l’origine de ce dédoublement, finit par avoir raison de sa santé. Après un suicide raté, Robert Schumann meurt à 46 ans dans une grande détresse mentale, conscient de son état.

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Louis Spohr

Louis Spohr

Louis Spohr, né en 1784 à Braunschweig, mort en 1859 à Kassel. Considéré comme l'un des meilleurs violonistes, chefs d'orchestre et compositeurs de son époque. Il a suivi des cours de violon dès l'âge de cinq ans. Déjà violoniste à la chapelle de la cour de Brunswick en 1799, puis premier violon à Gotha ; 1812 - 1815 maître de chapelle à Vienne ; à partir de 1822 maître de chapelle de la cour de Kassel, recommandé par C. M. v. Weber. De longues tournées de concerts l'ont amené à rencontrer, entre autres, N. Paganini. Il a laissé plus de 200 œuvres, dont de nombreux chœurs a cappella. Son oratorio « Die letzten Dinge » (1826) a été très apprécié au 19e siècle.
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Gaspare Spontini

Gaspare Spontini

Gaspare Luigi Pacifico Spontini, comte de San Andrea (1844), est un compositeur italien né le 14 novembre 1774 à Maiolati près d'Ancône et mort le 24 janvier 1851 dans la même ville, alors membre des États pontificaux. Son œuvre La Vestale est régulièrement jouée et a été largement soutenue par l'impératrice Joséphine.
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Daniel Steibelt

Daniel Steibelt

Originaire de Berlin, fils d’un facteur de pianos, Steibelt étudie sous la direction de Kirnberger avant d’intégrer l’armée prussienne. Mais devant la perspective peu attrayante d’une carrière militaire, il préfère déserter en 1784 et parcourir l’Europe comme musicien itinérant. Arrivé à Paris peu avant la Révolution, il se forge rapidement une réputation de pianiste virtuose et de compositeur, grâce à ses nombreuses sonates et concertos, et à son premier opéra, Roméo et Juliette (1793). S’ensuit, à partir de 1796, une nouvelle série de voyages en Europe : à Londres, Hambourg, Dresde, Prague, Berlin et Vienne. C’est dans cette dernière ville qu’il subit, en 1800, l’humiliation demeurée célèbre d’une joute musicale perdue avec Beethoven.
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Johann Frank Sterkel

Johann Frank Sterkel

STERKEL, Johann Franz (1750-1817) est un compositeur et pianiste bavarois, aussi bien actif dans la musique sacrée que profane. A partir de 1779, il entreprend un voyage en Italie et passe quelque temps avec le padre Martini. Il est l’auteur d’une œuvre immense comprenant tant de la musique vocale que de nombreuses pages pour le piano.
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Carl Maria von Weber

Carl Maria von Weber

Carl Maria Friedrich Ernst von Weber est un compositeur allemand de musique romantique né le 18 novembre 1786[2] à Eutin, près de Lübeck, et mort le 5 juin 1826 à Londres, dans le quartier de Marylebone. Nous célébrons les 200 ans de sa mort en 2026. Il est surtout connu pour ses deux concertos pour clarinette, parmi les plus virtuoses jamais composés, et pour un des opéras les plus célèbres du répertoire: Der Freischütz (1821). Son Piano Konzertstücke fut l'une des pièces favorites de Franz Liszt. Bien que la majorité de son œuvre soit aujourd'hui moins représentée que de son vivant, il est considéré par certains musicologues comme étant le trait d'union entre Mozart et Berlioz, qui lui voua une grande admiration, et il est le pionnier de l'opéra romantique allemand (« romantische Oper »), qui influencera un grand nombre d'opéras de Richard Wagner jusqu'à Lohengrin (1850).
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Du 24 avril au 30 mai 2027

Festival - Les premiers romantiques ou la poésie du passé, de Ossian à Liszt - 5e édition

La Nouvelle Athènes et le musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau unissent leurs voix pour la cinquième édition du Festival qui se tiendra après la Pentecôte du jeudi 20 mai au dimanche 23 mai à l'orangerie du château de Bois-Préau, précédé et clôturé par 2 concerts au château de Malmaison les 24 avril et 30 mai 2027.

Ossian par le sculpteur François Lucas 1802 (Musée des Augustins Toulouse)

Les prochains concerts et récitals des compositeurs de La Nouvelle Athènes