Les compositeurs joués par la Nouvelle Athènes
La Nouvelle Athènes s’attache à faire entendre des compositeurs trop souvent restés dans l’ombre du grand répertoire romantique. À travers leurs œuvres, retrouvez l’esprit d’une époque où le piano, le chant et la musique de chambre se réinventaient sans cesse, portés par des voix singulières que le temps avait peu à peu fait taire.
A
Jean-Louis Adam
B
Ludwig van Beethoven
Hector Berlioz
Luigi Boccherini
Alexandre-Pierre-François Boëly
Johannes Brahms
Jean-Baptiste Bréval
Jean-Baptiste Bréval (1753 - 1829) étudie le violoncelle auprès de François Cupis, avant de devenir lui-même professeur. Il publie son premier opus en 1775 ; il s'agit de six Quatuors concertants. Devenu membre de la Société académique des enfants d'Apollon en 1776, sa carrière prend son essor deux ans plus tard, avec l'interprétation d'une de ses sonates dans le cadre du Concert Spirituel, auquel il appartient de 1781 à 1791. Bréval joue dans l'orchestre du théâtre Feydeau de 1791 à 1800.
Par la suite, il participe à l'administration des Concerts de la rue de Cléry, et devient membre de l'orchestre de l'opéra de Paris. Il prend sa retraite de l'orchestre en 1814.
C
Muzio Clementi
D
Hortense de Beauharnais
Hélène de Montgeroult
François Devienne
Gaetano Donizetti
Jan-Ladislav Dussek
Frédéric Duvernoy
E
Jean-Frédéric Edelmann
D'origine strasbourgeoise, Jean-Frédéric Edelmann débuta par des études de droit. Il s'installa à Paris vers 1774 où il acquit de la renommée comme compositeur dans le style italien ainsi que comme professeur notamment de Méhul et Jean-Louis Adam. Il était l'ami de Gluck. Il fut gouverneur du Bas-Rhin en 1789 et s'opposa à la Terreur ce qui le conduit à être guillotiné le 14 juillet 1794.
À part cinq œuvres lyriques dont deux opéras et un oratorio (perdu) ainsi que des pages pour clavecin (dont 2 concertos), il a surtout composé de la musique instrumentale dont plusieurs pièces (op. 9, 14 et 15) pour clavecin, deux violons et alto que l’on peut considérer comme les ancêtres du quatuor avec piano.
G
Sophie Gail
Jacques François Gallay
Pierre-Jean Garat
Mauro Giuliani
H
Joseph Haydn
Fanny Hensel - Mendelssohn
Ferdinand Herold
J
Hyacinthe Jadin
Louis-Emmanuel Jadin
L
Ignace Ladurner
Franz Liszt
Franz Liszt est né à Doborjàn en 1811 et meurt à Bayreuth en 1886. Il consacre une grande partie de son œuvre à son instrument de prédilection, le piano, dont il s'évertue à développer les capacités expressives ainsi que la technique, et auquel il voudrait faire jouer le rôle d'un orchestre. Inventeur du récital, c’est Liszt qui est à l’origine d'un nouveau type de répertoire et du développement de la facture pianistiques qui font du piano l’instrument-roi du romantisme. Liszt est aussi, dans le contexte de la « guerre des romantiques », le représentant le plus célèbre du cercle progressiste basé à Weimar, où il exerce la fonction de maître de chapelle à partir de 1848. Au sein de la « nouvelle école allemande », il s'oppose aux conservateurs de Berlin et Leipzig, dont le plus connu est Johannes Brahms. Liszt se fait le défenseur d'une musique à programme, dont la forme emblématique est le poème symphonique, dont Liszt est l’initiateur. Ainsi les compositions de Liszt servent souvent une narration, la description d'un paysage ou encore l'exaltation du sentiment national hongrois, comme dans Hungaria.
Liszt a marqué son époque, d'abord comme pianiste virtuose, puis comme compositeur. C'est lui qui, le prenant sous son aile, contribue à rendre célèbre le jeune Richard Wagner. Sa musique inspirera de nombreux musiciens de la seconde partie du siècle, notamment les impressionnistes. La forme du poème symphonique sera reprise par d'autres, notamment Bedrich Smetana. Ses apparition scéniques, ses nombreuses aventures sentimentales et ses sympathies pour les causes révolutionnaires ont contribué à faire de lui le symbole du compositeur romantique par excellence.
M
Maria Malibran
jean-paul-egide Martini
Wenzeslaus Thomas Matiegka
Felix Mendelssohn-Bartholdy
Saverio Mercadante
Franz Xaver Mozart
Wolfgang Amadeus Mozart
Étienne Nicolas Méhul
O
George Onslow
André George Louis Onslow voit le jour à Clermont-Ferrand le . Fils d'Edward Onslow, anglais, et de Marie de Bourdeille, il est baptisé le lendemain en la paroisse Saint-Genès. Il se marie à Paris le en l'église Notre-Dame-des-Victoires avec Charlotte-Françoise-Delphine de Fontanges (1790-1879). Le couple a trois enfants : Louis-Arthur, Georgine et Henriette. Sa fille Henriette Onslow (1814-1883) épouse Joseph de Pierre (1808-1885), propriétaire du château d'Aulteribe que le couple a restauré. Le château d'Aulteribe détient une partie des meubles et objets ayant appartenu à George Onslow, dont son piano Pleyel, de 1846, installé dans le grand salon du château. Chaque année, des concerts sont organisés en son honneur.
En 1829, un accident de chasse le laisse sourd de l'oreille gauche. Il évoque sa douleur dans le célèbre quintette dit « de la balle », en quatre mouvements intitulés : « Allegro, douleur, convalescence, guérison. »
Tout en ayant une demeure à la campagne, il conserva toujours ses appartements à Clermont : tout d'abord place Michel-de-l'Hospital (qui s'appelait encore place du Marché-aux-Bois au début du XIXe siècle), puis rue Blaise-Pascal, au numéro 2, où il décède des suites d'un accident de chasse. Il repose au cimetière des Carmes, à côté de quelques-unes des grandes familles auvergnates. Sur la plaque de sa tombe, on peut lire la phrase d'Hector Berlioz (1829) : « Depuis la mort de Beethoven, il tient le sceptre de la musique instrumentale ».P
Fernandino Paer
R
Antoine Romagnesi
Bernhard ROMBERG
Gioacchino Rossini
Claude Rouget de l'Isle
Jean-Jacques Rousseau
S
Franz Schubert
Initié au violon par son père, et au piano par son frère Ignace, Franz Schubert fait son apprentissage musical (chant, alto, orgue, contrepoint, harmonie) avec Michael Holzer, organiste de la paroisse de Lichtental. Devenu chanteur à la Chapelle Royale de Vienne, il reçoit les leçons d'Antonio Salieri au Stadtkonvikt (ou Akademisches Gymnasium) où il est engagé comme violoniste dans l'orchestre, ce qui lui permet de connaître des œuvres de Wolfgang Amadeus Mozart et Ludwig van Beethoven. Durant quelques années il exerce les fonctions de maître auxiliaire dans l'école que dirigeait son père, mais ayant pris conscience de son don exceptionnel pour la musique, il décide de se consacrer entièrement à la composition.
Si l'ombre de Beethoven habite la musique instrumentale et symphonique de Schubert, c'est dans le Lied que s'impose son empreinte unique. Même si des compositeurs comme Mozart, Haydn et notamment Beethoven (avec le cycle À la bien-aimée lointaine de 1816) se sont emparés du genre avant lui, Franz Schubert est incontestablement le père du Lied romantique allemand, et ce depuis ses toutes premières productions telles que le chef-d'œuvre Marguerite au rouet D118, sur un texte de l'Olympien. Au cours de sa première période, où il compose la moitié de ses 600 Lieder, il manifeste un attachement particulier pour les poèmes de Johann Wolfgang Goethe ; par la suite Schubert s'ouvre de plus en plus à d'autres poètes, Friedrich Rückert, William Shakespeare, Wilhelm Müller, entre autres.
Dans les années 1820 à Vienne, Schubert n'est célèbre qu'auprès d'une élite des connaisseurs. Ses Lieder et pièces de piano ne sont exécutés que dans le cadre des soirées musicales privées appelées Schubertiades, et son unique concert public a lieu à Vienne quelques mois avant sa mort. Une grande partie de l'œuvre de Schubert ne fut découverte, éditée et créée qu'à titre posthume.
Clara Schumann
Robert Schumann
Après de courtes études de droit, Robert Schumann veut devenir concertiste mais, en cherchant à développer sa virtuosité par des moyens techniques, il se paralyse deux doigts de la main droite. Cet évènement compromet sa carrière et déclenche une profonde dépression qui évolue rapidement vers la maladie mentale. Il se réfugie dans la composition, et fonde aussi un journal de critique musicale. Dans ses articles, il alterne éloges poétiques et analyses rigoureuses, signant ses écrits de deux pseudonymes : Eusébius le rêveur et Florestan le passionné.
Cette dualité de personnalité se retrouve aussi dans sa musique. Son langage si caractéristique se dégage tout naturellement des structures classiques, préférant des formes plus libres qui permettent à la poésie de s’épanouir. Mais la maladie mentale, à l’origine de ce dédoublement, finit par avoir raison de sa santé. Après un suicide raté, Robert Schumann meurt à 46 ans dans une grande détresse mentale, conscient de son état.
Louis Spohr
Gaspare Spontini
Daniel Steibelt
Johann Frank Sterkel
W
Carl Maria von Weber
Festival - Les premiers romantiques ou la poésie du passé, de Ossian à Liszt - 5e édition
La Nouvelle Athènes et le musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau unissent leurs voix pour la cinquième édition du Festival qui se tiendra après la Pentecôte du jeudi 20 mai au dimanche 23 mai à l'orangerie du château de Bois-Préau, précédé et clôturé par 2 concerts au château de Malmaison les 24 avril et 30 mai 2027.






